Rencontre avec Denis Grozdanovitch et Hubert Haddad

Rencontre avec Denis Grozdanovitch et Hubert Haddad

02.09.2017

Été des 13 Dimanches

« Le Génie de la bêtise », « Premières neiges sur Pondichéry »

Rencontre le 2 septembre à 15:00

« Le Génie de la bêtise »

Voici une flânerie savante, drolatique, philosophique et éclectique au pays très peuplé de la bêtise.
Denis Grozdanovitch, disciple zélé de Flaubert, en propose une cartographie minutieuse où, de Molière à Beckett, de Goldoni à Marivaux ou à Sartre, les sots, les imbéciles et les idiots n'en finissent pas de donner la réplique aux « intelligents » qui sont souvent aussi bêtes qu'eux.
Il est ici question d'innocents de village, de querelles talmudiques, de non-sens métaphysiques. Et du théorème de Gödel, de Monsieur Teste, de Pierre Dac, de fantômes stupides, de robots joueurs de football et d'« experts » particulièrement navrants.
La morale de Grozdanovitch? Un génie à l'apparence idiote dort en chacun de nous et il suffit que la fortune - assistée d'une certaine qualité de volonté personnelle - nous aide à le libérer de son infériorité supposée pour qu'il se transforme en enchanteur.
Ce livre est un vrai bijou d'érudition et de charme.
On y réfléchit en souriant.
On s'y amuse avec gravité.

 

Denis Grozdanovitch est un ancien champion de tennis, de squash et de courte paume reconverti dans la philosophie, les échecs et la littérature. Ses ouvrages ? depuis le Petit traité de désinvolture jusqu'à Rêveurs et nageurs, de L'exactitude des songes à La puissance discrète du hasard ? sont des bréviaires de sagesse et de drôlerie.

 

« Premières neiges sur Pondichéry »

Lauréat du Prix Cercle Chapel 2017
Sélection du Prix JOSEPH KESSEL 2017

Violoniste virtuose, fervent de musique klezmer autant que du répertoire classique, Hochéa Meintzel accepte l’invitation d’un festival de musique carnatique à Chennai, en Inde du Sud. Blessé dans sa chair par un attentat, c’est avec l’intention de ne plus revenir qu’il quitte Jérusalem.

Comme aimanté par les circonstances, après une cahotante équipée qui le mène de Pondichéry à la côte de Malabar, en passant par un ranch de montagne aux frontières du Kerala, il trouve refuge à Fort Cochin, un soir de tempête, au sein de l’antique synagogue bleue. Parce que la grande prière exige un minyan, quorum de dix fidèles, ceux qui sont encore là supplient Hochéa d’être des leurs. Avec la promesse de lui raconter l’histoire ancestrale des juifs de Kochi…

 

Porté par les figures de Samra, sa fille adoptive, et de Mutuswami, la jeune musicienne qui le guide et l’accompagne, Hochéa s’en remet à un enchaînement de hasards, quitte à affronter une part occultée de sa vie – et l’intuition d’un autre monde, d’une autre histoire, d’un autre exil.

En un tour de force romanesque, Premières neiges sur Pondichéry nous plonge dans un univers sensoriel extrême, exubérant, heurté, entêtant, à travers le prisme d’un homme qui porte en lui toutes les musiques du monde, et accueille l’inexorable beauté de tous ses sens.

 « La nuit cette fois était entière, emplie d’étoiles dédoublées par des voiles de brume. Et le bouquet final, après les dernières salves, retombait en neige éparse sur la mer. »

 

Hubert Haddad. Auteur d’une œuvre considérable, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d’intellectuel et d’artiste, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin d’écriture, le très remarqué Peintre d’éventail (Prix Louis Guilloux, Grand Prix SGDL de littérature pour l’ensemble de l’œuvre), ou tout récemment Premières neiges sur Pondichéry.