André Cariou, Philippe Le Guillou et René Tanguy

André Cariou, Philippe Le Guillou et René Tanguy

17.08.2019

« Correspondances au bord du gouffre »

André Cariou, Filiger. Correspondances et sources anciennes, Locus Solus, 2019

Charles Filiger, peintre culte de l'école de Pont-Aven, fut un proche de Gauguin. Son parcours torturé, étonnant, sublime est ici enfin redécouvert dans sa correspondance abondamment illustrée et commentée.

Ce beau-livre constitue un travail considérable de collecte exhaustive et de présentation critique, assorti sur 312 pages en grand format de 140 oeuvres de Filiger et divers documents, photographies, livres illustrés et dessins.

Filiger eut une vie très compliquée, de misère et de folie. Mais son génie artistique le place au rang des peintres culte. Ses oeuvres rares valent des fortunes sur le marché mondial. (Filiger. Correspondances et sources anciennes)

André Cariou, historien de l'Art, conservateur en chef du patrimoine, est l'ancien directeur du musée des Beaux-Arts de Quimper. Il est spécialiste de la vie et de l'oeuvre de Paul Gauguin et des peintres de l'école de Pont-Aven. Il a consacré de nombreuses années de recherche au milieu artistique de Pont-Aven, à travers des publications et des expositions qui ont fait date. Il a également collecté et étudié tout ce qui se rapporte au peintre Charles Filiger.
André Cariou © Le Telegramme Douarnenez
 
 

Philippe Le Guillou, Lettres de Mathurin Méheut à Yvonne Jean-Haffen, Ouest France, 2018

Je vous le dessine par La Poste, lettres de Mathurin Méheut à Yvonne Jean-Haffen : une création artistique foisonnante commentée par deux historiennes de l'art. (Lettres de Mathurin Méheut à Yvonne Jean-Haffen)

Auteur d'une trentaine d'ouvrages, romans et essais, agrégé de Lettres modernes et inspecteur général, Philippe Le Guillou reçoit, en 1990, le Prix Méditerranée pour la Rumeur du Soleil (Gallimard) et, en 1997, le Prix Médicis pour Les sept noms du peintre (Gallimard).
Philippe Le Guillou © Gallimard
 
 

René Tanguy, Sad Paradise, Locus Solus, 2016

« Tu me manques vraiment. Je crois que tu es le seul homme que je connaisse aujourd'hui dont la conversation et la présence sont un cadeau ». Jack Kerouac : initiateur de la Beat generation, pour qui, on le sait, la fraternité était une forme d'oxygène ; cette phrase adressée à Youenn Gwernig résume l'intensité une amitié fulgurante. Celle qui réunit l'un des plus grands écrivains américains du XXe siècle et un poète, musicien et sculpteur breton, alors inconnu. Noué en 1966, ce fil fut rompu en 1969, avec la mort de Jack Kerouac.
Pendant ces 3 années, une relation épistolaire entre les deux artistes s'accompagne de rencontres mémorables, de virées nocturnes, de cuites gigantesques. Ils discourent de littérature et d'art. Mais le vrai sujet de leur débat est la Bretagne, et ses origines bretonnes qui obsèdent Kerouac.
Les lettres inédites reproduites en fac-simile dans ce livre (et intégralement traduites à la fin) en font l'histoire. Les photographies de René Tanguy en fixent la géographie. Orpailleur fétichiste, le photographe traque les miettes de destinée de Youenn et Jack, ses deux "grands frères" éclaireurs, sur la rivière Merrimack au Canada, à New York ou au fond des monts d'Arrée.
Ce livre de photographies à la fragilité revendiquée associe l'énergie géniale de Jack, la fidélité de Youenn et l'hommage, hanté et reconnaissant, que leur rend René Tanguy. 

René Tanguy est photographe. Il collabore régulièrement avec de grands quotidiens nationaux tels que Libération, Le Monde ou encore L'humanité. Le reportage social, l'urbanisme et le portrait sont ses domaines de prédilection. Avec Sad Paradise, il rend un hommage photographique aux échanges entre Jack Kerouac et Youenn Gwernig, poète breton exilé à New-York.
René Tanguy © DR Locus Solus
 
 
Chaque rencontre commence à 15h.
pour réserver : contact@ecoledesfilles.org ou 06 34 52 79 78