Entre surréalisme et art tribal

du 7 Janvier au 29 Janvier 2011

Galerie Matignon

Hommage à Yves Laloy (1920 - 1999)

Architecte de formation, Yves Laloy commence à peindre vers 1950. André Breton a découvert son oeuvre avec admiration en 1958 et la compare aux tableaux de sable des Indiens Navajo.


L'art de Laloy est marqué par un double vocabulaire : des compositions géométriques d'une grande audace picturale et des tableaux figuratifs empruntant des thèmes au surréalisme, bien que l'artiste ait récusé ce mouvement.
Les compositions géométriques, qui sont des itinéraires spirituels, peuvent être mises en regard avec l'art tribal. Quant aux personnages, grotesques ou tragiques, ils ont des traits communs avec les masques terrifiants des Amériques. Il n'y a pas d'influence directe, mais une identité de la démarche spirituelle. Le dialogue fécond entre le surréalisme et les arts non occidentaux est présent dans les oeuvres de Laloy présentées par la galerie.


 


Cet esprit solitaire fut souvent associé aux surréalistes en raison de son amitié avec André Breton et de sa présence récurrente dans les expositions dédiées au groupe. Il suscita « l'émerveillement » de Breton par l'atmosphère magique que le chef de file des surréalistes décela dans ses toiles. Ses motifs géométriques ou biomorphiques, sa composition très rigoureuse, sa palette riche et pure, l'apparentent pourtant plus à l'abstraction. Les jeux de mots introduits dans ses toiles, créent un rapport de concordance sons/images humoristiques comme pour la toile Sot VI qui évoque les travaux des surréalistes. Pourtant, Laloy a toujours refusé de devenir membre du mouvement surréaliste en refusant notamment de publier dans les revues dirigées par Breton.