L'Attrape-Feu

Jeanne Coppel, Kim Dae Soo, Andreas Dettloff, Matthieu Dorval, René Duvillier, Germaine Gardey, Bang Hai Ja, Toru Hamada, Choi Jun Kun, Xavier Krebs, Jang Kwang Bum, Loïc Le Groumellec, Ting Ting Li, Wei Ligang, Bai Ming, Dorothy Napangardi, Parvathi Nayar, Kathleen Petyarre, Won Sou-Yeol, Kim Tae Ho, Ronnie Tjampitjinpa, Jacques Villeglé, Li Xin, Zuka

L'Attrape-Feu

du 9 Juillet au 11 Septembre 2016

École des filles

L'art réenchante le monde

Le feu est présent dans les quatre éléments d’Empédocle (terre, eau, feu et air) comme dans les cinq éléments de la culture taoïste chinoise (métal, bois, eau, feu et terre). Pour Gaston Bachelard, dans La Psychanalyse du feu, « Le feu est l’ultra vivant... Il vit dans notre cœur. Il vit dans le ciel, il monte des profondeurs de la substance et s’offre comme un amour. Il brille au paradis. Il brûle à l’enfer. Il est douceur et torture. Il est cuisine et apocalypse... ».

Le feu n’a pas de forme déterminée. Il est toujours en mouvement. À l’image des artistes de l’École des filles ? Venus de Los Angeles à Tokyo, du désert australien à l’île de Jeju ou encore des tours de Séoul aux palais de Pékin, tous ont choisi d’exposer leurs œuvres à l’École des filles, à l’aplomb du chaos granitique du Huelgoat. Source de chaleur, le feu permet la cuisson. De molle, la matière peut devenir dure ou l’inverse. Et le plomb se transformer en art.

Le pinceau de l’alchimiste, artiste-calligraphe, Wei Ligang a capté cet instant de la flamme or dansant dans les arbres du Huelgoat. Cette œuvre est une invitation à cheminer aux confins de ce lieu naturel et magique, d’arbres, de pierres et d’eaux. À pousser les portes de cette ancienne école, désormais galerie d’art ouverte sur le monde portant en ses choix la marque de l’esthétique du silence du chaos granitique.