Salon du Dessin
  • Natalia Gontcharova,

  • Yahne Le Toumelin,

Salon du Dessin

25.03 - 30.03.2026

Foire

Palais Brongiart, Place de la Bourse, Paris 2

À l'occasion du Salon du dessin (25-30 mars 2026) nous proposerons un dialogue exceptionnel entre les artistes  Natalia Gontcharova (1881-1962) & Yahne Le Toumelin (1923-2023). 

Natalia Gontcharova (1881–1962)  est l'une des figures majeures de l'avant-garde russe.
La série de dessins présentée ici, réalisée entre 1920 et 1950, appartient à cette période décisive, durant laquelle Gontcharova développe une technique originale, à la croisée du rayonnisme qu'elle fonde en 1912 avec Larionov, et du primitivisme dans une quête d'« art pur ».

Ces œuvres se répartissent entre des compositions traversées de rayons dynamiques, caractéristiques du vocabulaire rayonniste, et des dessins structurés autour de sphères et de formes circulaires, révélant vraisemblablement l'influence des recherches contemporaines de Sonia Delaunay et Robert Delaunay, avec lesquels Gontcharova et Larionov entretiennent une relation étroite.

Yahne Le Toumelin commence à développer la série des Dendrites en 1950, lors de son installation au Mexique. Elle y rencontre Leonora Carrington, figure majeure du surréalisme, avec laquelle elle se lie d'une profonde amitié. Cette proximité nourrit son imaginaire et son goût pour une iconographie onirique et fantastique.

A l'heure des expérimentations où Max Ernest développe ses frottages et de Oscar Domínguez ses décalcomanies, Yahne invente une technique inédite de transfert picturale. Par pression de la peinture entre deux surfaces, puis révélation aléatoire des formes, elle compose des paysages mentaux où l'imprévisible devient matière picturale. Elle reprend ses compositions à l'aide de ses peignes, puis elle intervient au dessin pour y ajouter des éléments figuratifs très surréalistes : animaux fantastiques, silhouettes énigmatiques, bateaux fantômes… 
De retour à Paris en 1955, elle s'éloigne progressivement du surréalisme. Les figures disparaissent au profit d'une abstraction plus radicale, laissant la technique et le geste seuls structurer l'espace pictural.
En 1957, elle expose ses Dendrites à la Galerie Orsay et André Breton signe la préface du catalogue. Ce texte sera repris par Breton dans son anthologie Le Surréalisme et la Peinture en 1965.